• DEFENDER

Défenseur, militant, activiste, tant de titres pour un engagement en faveur des droits humains


En juillet 2018, nous avons reçu deux défenseur-e-s des droits humains du Nicaragua au Luxembourg, à l’époque nous faisions mieux attention d’utiliser le terme de « défenseur » et nous parlions de « activiste », « militant ». Dans un entretien réalisé à cette époque, Yerling Aguilera et Fidel Ernesto s’expriment sur la définition de leur engagement :

FE – Je préfère ne pas parler de moi-même mais du concept de militants des droits humains au Nicaragua. Chaque personne peut devenir un militant des droits humains parce que nous ne devrions pas professionnaliser ou regrouper l’activisme dans de simples activités institutionnelles. Je voudrais garder l’idée que chaque habitant d’un quartier, d’une municipalité ou d’un village est un militant des droits humains, parce qu’au Nicaragua, le plus grand militant des droits humains est celui qui doit d’abord protéger sa vie. En tant que professeur, je me considère comme un activiste mais je crois aussi qu’un ouvrier ou un artisan qui fait un mortier est aussi un activiste parce qu’il crée les moyens de se défendre. Je pense que nous devons nous mettre à jour et faire de la place à ces gens. Par exemple la photo de Javier Bauluz (voir ci-contre ou ci-dessous ou dépendant l’emplacement de la photo) avec ces personnes qui font des tortillas, tout le quartier achète chez eux, et ensuite ils vont sur les barricades. Leur maison n’a même pas de porte. Je me demande donc quand je regarde cette photo « Ne sont-ils pas eux-aussi des activistes » ?


Oui, ils le sont, ils le sont plus que moi parce qu’ils luttent chaque jour contre cette différence de privilèges de classe et en plus ils ont la force et la volonté d’aller dresser des barricades.


YA – Je crois qu’en Amérique latine et plus particulièrement maintenant au Nicaragua, être activiste, c’est aussi être militant parce qu’on ne peut pas séparer les deux. Je trouve donc qu’il faut au moins essayer de mettre la lumière sur ce qui se passe, à partir d’un travail évidemment un peu limité et réduit. Nous nous sommes engagés dans l’aventure de la caravane parce que nous avons senti et intériorisé l’injustice qui se produisait, et ceci nous a poussé à agir.


Pour lire l’intégralité de l’entretien, voir ce lien : https://www.brennpunkt.lu/article/conflit-au-nicaragua-chaque-habitant-dun-quartier-dune-municipalite-ou-dun-village-est-un-activiste-des-droits-humains/

0 views

© 2020 by Human Rights Defenders  

Created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now